Carlo Acutis a été canonisé par le pape Léon XIV le dimanche 7 septembre 2025, à Rome ; il est déjà entré dans l’histoire comme le « premier saint millenial ».
Voici dix choses à savoir sur lui sur cet adolescent de 15 ans :
1. Le premier saint du XXIe siècle
Carlo Acutis est présenté comme « le premier saint ayant vécu au XXIe siècle, le premier "millenial" canonisé ». Une figure particulièrement populaire auprès des adolescents et jeunes adultes, qui incarne une sainteté proche de la génération Y.
2. Un adolescent ordinaire
Le cardinal Agostino Vallini, lors de sa béatification, l’a décrit comme « un garçon normal, simple, spontané, gentil. Il aimait la nature et les animaux, il jouait au football, il avait beaucoup d’amis de son âge, il était attiré par les moyens modernes de communication sociale, passionné d’informatique… ».
3. Le « geek de Dieu »
Passionné de numérique, Carlo s’était mis au service de sa paroisse et de l’Église. Il est surnommé « le geek de Dieu », « le cyber-apôtre », « l’influenceur de Dieu » ou encore « le saint patron du web ». Comme le dit le théologien belge Thomas Rémy : « C’est intéressant, le premier Saint millenial ! Un jeune saint, souvent représenté avec des baskets blanches. Donc une figure ordinaire de sainteté, c’est important. »
4. Une figure numérique prophétique
Son exposition en ligne sur les miracles eucharistiques continue de circuler dans le monde entier. Déjà en 2018, le synode des jeunes notait : « La modernité et l’actualité de Carlo se conjuguaient parfaitement avec sa profonde vie eucharistique et avec sa dévotion mariale ». Pour l’Église, il incarne un usage discerné d’Internet, ce « continent numérique » à évangéliser.
5. La messe, son rendez-vous quotidien
Sa mère Antonia témoigne : « Le centre de sa journée, c’était d’aller rencontrer Dieu ». Dès sa première communion à 7 ans, il allait chaque jour à la messe et récitait le chapelet. Pour lui, l’Eucharistie était « une autoroute vers le ciel ».
6. Une dévotion mariale forte
Impossible de parler de Carlo sans parler de Marie. Il « récitait quotidiennement le Chapelet et diffusait la dévotion mariale parmi ses connaissances ». Plusieurs fois, il consacra sa vie à la Vierge, convaincu qu’« elle ne lui refuserait rien ».
7. Une charité simple mais profonde
Dans sa vie quotidienne, il agissait avec simplicité : « Il ne faisait rien d’extraordinaire, juste des choses ordinaires avec un grand cœur », écrit sa mère. Avec ses économies, il achetait des sacs de couchage et de la nourriture pour les sans-abris de Milan, considérant que « nous devons nous traiter en frères et sœurs ».
8. Une maturité spirituelle étonnante
Quelques jours avant de mourir, Carlo confia à sa mère : « Je n’ai pas perdu une seconde de ma vie ». Le père Will Conquer, l’un de ses biographes, résume ainsi : « Sa priorité, c’est Dieu ». Sa vie de foi a même ramené ses parents et plusieurs proches vers l’Église.
9. Une maladie incurable vécue dans la foi
Au début d’octobre 2006, Carlo est frappé par une leucémie M3, « la forme la plus agressive et donc incurable ». Hospitalisé, il conserve « sa sérénité et sa jovialité jusqu’au bout, même dans les moments les plus critiques de sa maladie », édifiant l’équipe médicale qui l’accompagnait. Il décède le 12 octobre 2006, « souriant à tous avec un beau regard et un courage sans pareil ».
10. Une popularité mondiale
Depuis l’exposition de son corps à Assise, « près d’un million de personnes seraient venues se recueillir devant sa dépouille en 2024 ». Son histoire a inspiré des BD, une comédie musicale, et même le « Réseau Acutis », rassemblant des dizaines d’influenceurs catholiques. Antonia Acutis résume : « Jésus lui suffisait pour être la meilleure personne possible ».
Une sainteté pour aujourd’hui
Carlo Acutis n’est pas canonisé comme théologien, mais comme témoin. Comme l’écrit le père Arturo Elberti, Consulteur théologique du Dicastère des Causes des saints, sa vie « entend démontrer qu’aujourd’hui encore, de jeunes chrétiens peuvent vivre la foi évangélique de manière cohérente et globale ». Son exemple rappelle que, même à l’ère numérique, un adolescent en jean et baskets peut devenir « sel de la terre et lumière du monde ».
(Crédit texte : cathobel.be)
